juil
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Un conte moderne : il était une fois la régulation financière…

Depuis 2008, il y a beaucoup de tentatives de régulation de la finance. Les effets d’annonces se succèdent mais au final, est-ce qu’elles aboutiront ? A mon humble avis, non.

Le pouvoir de décision est dans les mains d’individus qui ont été incapable de voir venir la crise, qui n’ont pas su quoi faire pour en sortir et qui veulent maintenir leurs revenus au même niveau qu’avant (voire les augmenter…).

Si une régulation bancaire voit le jour, le coût pour le secteur sera tout d’abord répercuté sur le client avant d’amputer les revenus des dirigeants et des investisseurs.

Si on touche aux activités spéculatives qui n’ont aucune utilité sociale… Non, on n’y touchera pas, car l’utilité sociale ne fait pas parti des sujets de préoccupation des financiers. Continue Reading…

mai
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Le coût du crime et de la délinquance

Début du mois, nous avons pu voir dans nos JT une évaluation du coût du crime et de la délinquance.

C’est un économiste, Jacques Bichot, qui a réalisé cette étude. Ce travail comprend la totalité des crimes et délits (à l’exception des infractions au code de la route : mystère) et la comptabilisation des coûts tant directs (préjudice financier et moral pour la victime) qu’indirects (sentiment global d’insécurité, dépenses publiques et privées de sécurité).

Bien que certaines évaluations sont difficiles car non mesurables en monnaie (les faits liés à la vie humaine, aux traumatismes subis…), cette étude a le mérite d’essayer de chiffrer les choses. Pour comprendre comment Jacques Bichot à raisonner, vous pouvez lire la note de synthèse disponible en fin d’article (4 pages).

L’auteur avance un coût total de 115 milliards d’euros pour la criminalité de juillet 2008 à juin 2009, soit 5,6 % du PIB. Continue Reading…

mar
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La Grèce, De Charybde en Scylla


Le cas de le Grèce met en lumière :

  • le pouvoir exorbitant attribué aux agences de notation. Le cas de Moody’s

Moody’s a cautionné le fameux montage de swap de change entre Goldman Sachs et la Grèce avec l’excellente note Aaa.
Moody’s a déterminé qu’une rétrogradation à une note inférieure à A2 déclencherait un appel de fonds de 5,4 milliards d’euros.
Moody’s a rétrogradé la Grèce et son swap à la note A2 le 23 décembre dernier.
Moody’s a l’entière responsabilité de rétrograder ou non la Grèce à A3, déclenchant l’appel de fonds (avec les conséquences que l’on connait pour la zone euro).
Moody’s est une firme privée… américaine…
Bien sûr, chaque dégradation de la note provoque une hausse du taux d’intérêt des obligations grecques, d’où une nouvelle dégradation des finances publiques, etc.

mar
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La créativité face à la loi

Pour faire face à la réglementation encadrant les bonus, les banques sont très créatives pour garder leurs « meilleurs » éléments ou attirer ceux des concurrents.

Les Echos soulignait, le mois dernier, que certains traders sont pris en étau entre leurs investissements immobiliers et leurs nombreuses dépenses. Le train de vie adopté et l’anticipation des bonus peuvent rendre ces nantis surrendettés…

Pour éviter les barrières édictées par la loi, les solutions imaginées sont :

- augmenter la part du salaire fixe pour réduire celle des bonus : c’est la solution la plus simple et la plus courante, certaines fois adoptées de manière rétroactive. (ex : Crédit Suisse, Barclays, Société Générale) Continue Reading…

fév
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L’identité économique de la France

david todd

Je tiens à vous faire partager cet article de David Spector, professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris, paru ce mercredi 10 février dans La Tribune. Le livre dont il parle, écrit par David Todd, va très certainement siéger dans ma bibliothèque assez vite. Comme Après la démocratie, écrit par son père, Emmanuel Todd. L’article :

Le débat sur l’identité  nationale arrive enfin à son terme. Dans un livre passionnant sur « l’identité  économique  de la France « , l’historien David Todd raconte les racines de l’hostilité française au libéralisme et comment les idées protectionnistes ont peu à peu conquis la droite puis la gauche au cours du XIXème siècle. Une tentation que Nicolas Sarkozy exploite aujourd’hui avec démagogie et qui tétanise toujours autant les socialistes.

Avec 400.000 chômeurs de plus en un an et une dette publique estimée à 83% du PNB en 2010, il n’y a, à l’évidence, pas de sujet plus urgent que l’identité nationale qui a donné lieu, hier, à un séminaire gouvernemental. Ironie de la situation : quelques mois avant ce débat ridicule, un livre passionnant a été publié sur un aspect essentiel de l’identité nationale : « L’Identité économique de la France « , de l’historien David Todd (Seuil). Il porte sur la genèse de l’hostilité française au libéralisme économique , et, plus particulièrement, sur les débats sur le libre-échange qui eurent lieu entre 1814 et 1851, conclus par la victoire politique et culturelle des protectionnistes. Continue Reading…

jan
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La saignée par Paul Jorion

blood spatter par heo2035 - cc

Suite à l’une de mes conversations avec mon ami jurassien, je cherchais un article sur la question : « devons-nous continuer avec le système financier qui est le nôtre aujourd’hui ou pouvons nous le réformer? »

Cette chronique de Paul Jorion (son blog, que vous pouvez faire vivre grâce aux dons, est très intéressant) sur BFM Radio illustre bien les failles du système :

Vous vous souvenez de la saignée ? Le remède classique de la médecine occidentale avant le XIXe siècle. Beaucoup en sont morts. Mais que voulez-vous, on ne comprenait pas d’où venait la maladie, alors on incriminait à tout hasard l’excès de sang.

Nous sommes quelques-uns quand même depuis trois ans à expliquer ce qui n’a pas marché dans la finance : ce qu’il faudrait réparer, ce qu’il faudrait supprimer, ce qu’il faudrait mettre à la place. Nous avons répertorié les différents microbes, localisé les virus et les bactéries. Les politiques, le plus souvent, nous ont regardé avec des yeux ronds. Certains, quand même, ont secoué la tête d’un air entendu, donnant l’impression d’avoir compris. Ils se sont réunis en conclave pendant trois ans. Ils sont enfin sortis et ont dit avec une très grande solennité : « Le remède, c’est la saignée ! » Continue Reading…

jan
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La nocivité du low-cost

no low cost

No low cost est un livre écrit par deux journalistes. C’est une analyse du phénomène low-cost, accompagné de témoignages. Au final, les auteurs dénoncent l’imposture d’un tel système.

Je n’ai pas encore lu ce livre mais le thème est assez intéressant et c’est une démonstration de plus sur la précarité des salariés et sur la dépréciation de la qualité qu’engendre un tel système.

Présentation faite sur le blog du livre : Continue Reading…

déc
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L’exemple des pommes

red delicious apples par bhamsandwich - cc

Un article de David Bollier, du 10 novembre 2009 sur OnTheCommons.org (traduction Framalang : Goofy).

L’agriculture moderne a drastiquement réduit les variétés naturelles de pommes.

Il y a un siècle, en 1905, il y avait plus de 6500 variétés distinctes de pommes comestibles, d’après Verlyn Klinkenborg du New York Times. Les gens avaient leur pommes saisonnières favorites en ce qui concerne la cuisine ou pour manger directement. Ils en utilisaient différentes sortes selon qu’ils voulaient faire des tartes, du cidre ou du jus de pomme. Ils avaient le choix entre de nombreuses variétés exotiques portant des noms tels que Scollop Gillyflower, Red Winter Pearmain, Kansas Keeper. Continue Reading…