agrocarburants par david_reverchon - cc

Par Chems Eddine Chitour, enseignant à l’Ecole Polytechnique d’Alger, le 25 janvier 2010

Nous sommes en 2010, la production de pétrole est de l’ordre de 87 millions de barils/jour dont environ 35% pour les transports soit 31 millions de barils/jour ou encore 4 millions de tonnes/jour ou encore 1,7 milliard de tonnes/an ce qui occasionne l’équivalent de 5,5 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère et dans l’acidification des océans. On contribue à la fois à acidifier les océans en perturbant la flore et à renforcer l’effet de serre qui nous revient indirectement sous forme de « convulsions climatiques », inondations, ouragans, sécheresse, stress hydrique et réfugiés climatiques et famines. Ces 1,7 milliard de tonnes alimentent 800 millions de voitures dont 80% se trouvent dans les pays développés. A titre d’exemple, les Etats-Unis c’est 250 millions de voitures pour 300 millions d’habitants (4 voitures pour 5 habitants).

En France, 30 millions de voitures pour 60 millions d’habitants soit une voiture pour deux personnes. Et en Chine ? Accusée d’asphyxier la planète, elle dispose d’autant de voitures que la France pour 1500 millions d’habitants soit une voiture pour 50 personnes (un bus !). En Algérie, nous avons une voiture pour 7 personnes, ce n’est pas un record dont il faut être fier !

Pour satisfaire cette boulimie en carburant, les pays développés ont mis au point des biocarburants qui auraient la vertu de ne pas polluer comme les essences et donc qui évitent l’effet de serre. C’était donc le « miracle » et les pays développés ont subventionné d’une façon scandaleuse, aux Etats-Unis mais aussi en Europe (partie de la Politique agricole commune PAC), les agro-carburants ou biocarburants, voire les nécro-carburants pour les écologistes.

La suite en cliquant sur ce lien.