
Ces informations sont disponibles depuis longtemps sur la toile mais j’avais envie de faire un rappel sur ces villes victimes du « progrès ». Extrait d’un article de Bastamag.net :
Air irrespirable, eau imbuvable, végétation décrépie… D’entrée on pense aux grandes mégapoles envahies par les voitures, entourées d’usines en tout genre, comme Mexico ou Shanghai. Il existe pire, bien pire. Prenez Zerzynsk, en Russie, une ville de 300 000 âmes, situé à 300 km à l’Est de Moscou, non loin de la Volga. L’espérance de vie d’une femme y est de 47 ans, 42 ans pour les hommes. La ville abritait un complexe militaire de fabrication d’armes chimiques où était produit un grand nombre de plaisantes substances tels les gaz sarin et VX ou le fameux gaz moutarde. Ces déchets militaro-industriels, stockés sans aucune précaution, ont contaminé cours d’eau et nappes phréatiques. La teneur en arsenic, en acides divers ou en dioxines en tout genre s’y élève à… Dix-sept millions de fois la limite acceptable !
A Norilsk, une ville industrielle de Sibérie, la neige est noire et l’air sent le souffre. Chaque année, quatre millions de tonnes de particules de cuivre, de plomb, de nickel ou de cobalt sont dispersés dans l’air respirés par les 130 000 habitants. C’est l’une des 90 villes russes interdites aux étrangers.
Les ensoleillées et touristiques caraïbes ne sont pas épargnées. Les enfants qui vivent à Bajos de Haina, près de Saint-Domingue (République dominicaine), souffrent d’une concentration de plomb dans le sang dix fois supérieure à la normale, ce qui se traduit par de graves problèmes neurologiques. Ce cadeau empoisonné a été laissé par une usine de fabrication de batteries de voitures qui, depuis, a déménagé.
En Afrique, la deuxième ville de Zambie, Kabwe, connaît une pollution similaire. L’exploitation de métaux (plomb, zinc) a duré près d’un siècle et a contaminé les environs à vingt kilomètres à la ronde, menaçant 250 000 personnes.
Dans la cité andine et minière de La Oroya, au Pérou, 99% des enfants de l’agglomération ont des niveaux de plomb dans le sang plus élevé que la moyenne. La végétation y a même été détruite par les pluies acides, conséquence de l’accumulation de dioxyde de souffre. La multinationale états-unienne, propriétaire du gisement minier, souhaite étendre l’exploitation…
La ville chinoise de Linfen jouit d’une triste réputation : celle d’avoir l’air le plus pollué de Chine à cause de l’extraction du charbon. A Ranipetai, en Inde (Etat du Tamil Nadu), l’activité de tannerie a produit de telle quantité de chromes que l’activité agricole environnante est entravée. A chaque fois, les enfants sont les premières victimes de ces activités industrielles.
La pollution potentiellement la plus dangereuse reste celle de l’industrie nucléaire, civile et militaire. Il y a Tchernobyl bien sûr, en Ukraine, et ces milliers de cas de cancers de la thyroïde. Danger moins connu mais tout aussi menaçant : au Kirghizistan, deux millions de mètres cubes de minerai radioactif, hérités d’une usine soviétique d’enrichissement d’uranium, risquent en cas d’imprévus (tremblements de terre, glissements de terrain, coulées de boue) de répandre leurs particules radioactives dans toute la vallée qui relie le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Une population de plusieurs millions de personnes vit sous cette épée de Damoclès de l’ère nucléaire.
Outre la Russie et les ex-républiques soviétiques, ce sont principalement les pays du Sud, dont l’Inde, qui sont principalement concernés. La seule ville de l’Union européenne nominée pour ce sombre palmarès est une banlieue de Prague, Spolana, en République tchèque. Dans les années 60, une usine chimique y produisait des herbicides. Du DDT, du benzène, et d’autres substances toxiques sont toujours présentes dans le sous-sol.
[...] Ces dix cités maudites augurent-elles alors du paysage de demain dans de nombreux pays du sud ? Une morbide perspective à laquelle s’ajouteront les conséquences du réchauffement climatique.

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Ca nous fait donne pas trop envie de voir ces villes tout ça !! Et vive la Russie…
Cela dérange moins qu’on délocalise ce genre d’usines dégueulasses, d’autant que tout le monde y gagne : plus de pollution chez nous, mais chez les autres, qui moureront avant de pouvoir avoir le droit de porter plainte en vain… Et pour un coût bien inférieur à ce que nous proposons en France, puisque nous avons les solutions pour retraiter ces déchets, mais oula attention c’est cher! Je me souviens du reportage sur les containers de déchets ultra toxiques déchargés et abandonnés en Afrique près de la Cote d’Ivoire, dans une simple décharge. Les enfants viennent y récupérer qq objets, peut-être même de la nourriture..? Les familles habitent tout autour. Tous sont malades et meurent à petit feu. Comme tu dis dans un autre article, ça passe au zapping, une fois dans le 20h ou envoyé spécial, et voilà. Tirons les conclusions.