
Le fret ferroviaire ne capte que 14 % des marchandises transportées en France (source : lemonde.fr), les résultats de la branche fret de la SNCF sont chroniquement dans le rouge : 600 millions d’euros de perte pour cette année, précise Pierre Blayau, le patron de la branche transports et logistique à la SNCF.
Le secteur du fret ferroviaire ne s’est pas assez développé et réorganisé pour faire face à la concurrence du transport routier, plus souple.
Pour inverser la tendance, la SNCF prévoie la réalisation de neuf projets industriels, prévus entre 2010 et 2015. Le point délicat concerne les « wagons isolés », activité qui consiste à assembler des wagons individuels ou des groupes de wagons pour former des trains. Cette activité est fortement déficitaire et les syndicats craignent que sa réorganisation provoque 5 000 à 6 000 suppressions de postes.
L’enjeu de cette réforme du fret ferroviaire est étroitement lié au Grenelle de l’environnement afin de réduire l’impact écologique du transport routier de marchandises et en ramener une partie sur le rail.
Espérons que cette réforme en préservant la grande majorité des emplois.

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Pour information, le Vœu présenté par Bernard PESQUET (CR de Bourgogne) :
La SNCF a pour projet, dans le domaine du fret d’abandonner le transport du wagon isolé.
Ce choix est négatif pour plusieurs raisons :
- Il va à l’encontre des objectifs du Grenelle de l’environnement. Cette décision va engendrer le transfert vers la route de milliers de tonnes de marchandises et donc la circulation de milliers de poids-lourds.
- C’est la perte de nombreux emplois dans le domaine ferroviaire dans une période où le marché du travail est particulièrement en recul.
- En ce qui concerne l’aménagement du territoire, ce sont aussi des zones très vastes qui vont être rayées de la desserte fret ferroviaire, ce qui va les pénaliser en matière de développement économique et donc d’emploi.
- Enfin, faut-il le rappeler, le Conseil Régional de Bourgogne s’est engagé à plusieurs reprises en faveur du fret ferroviaire (aménagement des gares bois, aménagement de la plate forme inter modale de Perrigny, aménagement d’un embranchement ferré pour le port de Pagny…). Tous ces investissements pour lesquels la Région a été sollicitée sont ou seront caduques.
L’Etat a obligé la SNCF a cessé de se désintéresser du fret, la part des marchandises transportées par voie ferrée est tombée à moins de 15%. Malgré les engagements pris successivement, aucune relance n’apparaît.
La séparation de RFF et de la SNCF est inflationniste et fait que le coût ne peut être compétitif par rapport à un transport routier qui ne paye pas les infrastructures et dont les chauffeurs exploités.
Le secteur routier bénéficie d’un droit du travail assoupli et de la non-facturation de l’usage du réseau. Et désormais, il a de plus en plus recours à des salariés avec un droit du travail au rabais.
Le Conseil Régional de Bourgogne réuni en Assemblée le 28 septembre 2009 :
• demande au ministre des Transports d’empêcher ce démantèlement du fret ferroviaire et d’agir pour que l’acheminement des wagons isolés soit maintenu.
• demande en retour, l’intervention de l’Etat sur la distorsion de concurrence entre la route et le rail, en mettant en place l’augmentation de la taxation à l’essieu et l’interdiction du cabotage pour les poids lourds étrangers