Son altesse a parlé à Versailles. Un bien joli discours avec de séduisantes intentions. Nicolas Sarkozy donne la direction pour un futur meilleur.
Sa cours était présente, soucieuse du remaniement du lendemain, et les parlementaires ont eu le privilège de débattre entre eux. Le dessert étant mal passé pour plusieurs députés et sénateurs, l’assistance y était moins nombreuse. Mais l’important était leur présence lors de la venue de leur monarque et de son épouse.
Nicolas Sarkozy initie « un changement profond de notre tradition républicaine ». Depuis le début de son règne, Nicolas Sarkozy n’avait que trop peu de pouvoir pour adresser ses messages et la réforme des institutions lui donne enfin le pouvoir de s’exprimer.
Nicolas Sarkozy a redéfinit les notions de liberté et d’égalité. Notre réformateur veut batir un nouveau modèle social et distingue le bon déficit du mauvais déficit, le bon investissement du mauvais investissement.
Stop, arrêtons là cette gentille histoire, car Nicolas Sarkozy n’a qu’une vision : un Président au centre de tout. Ses multiples effets d’annonces ne pourront pas voiler notre jugement.
Nicolas Sarkozy critique un capitalisme qui devient fou quand il n’y a pas de règles. Mais les règles existent et soit elles ne sont pas assez appliquées, soit elles sont trop laxistes.
Nicolas Sarkozy, le visionnaire, salue le succès du fonds stratégique d’investissement. Je rappelerai le cas de PTPM qui a touché 55 M€ de ce fonds, sans contrepartie, et qui se permet de fermer son site d’Aÿ, près d’Epernay.
Nicolas Sarkozy souhaite mettre fin aux gaspillages dans les dépenses publiques. Il veut identifier ce qui ne sert à rien. Je lui propose de commencer par effectuer un audit sur le budget de l’Elysée, dont les dépenses augmentent de 21,7 % en 2008, d’enchainer sur les coûts de ses déplacements en France et de revenir sur ses cadeaux aux privilégiés.
Quant à sa venue à Versailles, les 500.000 euros dépensés ne sont évidemment pas un gaspillage mais un investissement sur l’auguste personne de notre souverain et un gage de pérennité de son règne.
Le discours de Nicolas Sarkozy a bien été préparé par ses conseillers média et marketing. La forme est belle mais le fonds est inexistant. Seul le flou domine. Avec lui, tout est possible, pour le pire et peut-être pas le meilleur.
Nicolas Sarkozy veut révolutionner nos mentalités. Il veut épouser l’avenir.
Et bien, soyons révolutionnaire, épousons un avenir, mais sans Nicolas Sarkozy, sans ses promesses, sans sa vision inégalitaire centrée sur l’argent.
Les citoyens ont le pouvoir de faire tomber le monarque en 2012.
Construisons une alternative !

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Pour rappel, c’est la première fois qu’un Président de la République c’est adressé directement à l’ensemble du corps législatif depuis Louis-Napoléon Bonaparte pendant la courte vie de la 2e République. La 2e République avait une constitution présidentialiste avec une stricte séparation des pouvoirs. Je ne vais pas faire ici un cours d’histoire mais le résultat des courses a été le 2e Empire. Là, je pense que ne nous n’irons pas jusque là (enfin j’espère), mais nous passons donc d’une 5e République gaulliste qualifiée par les observateur politique de « Monarchie républicaine » à une 5e République 2.0 qu’on pourrait qualifier d’ « Empire républicain ».
C’est pour ça que ton image de l’Empereur est bien trouvé mais, pour faire la fine bouche, tu t’es peut-être trompé de Napoléon… Et l’ironie de l’histoire veut que Napoléon III fut surnommé Napoléon « le Petit » en opposition à son illustre oncle. Un signe ?
J’assume le choix de Napoléon, surtout quand on connait les connaissances en histoire de notre très cher Président !
Nicolas Sarkozy réécrit l’histoire et nous invente un futur à son image…