Il faut voter demain. Quatre mots et un geste simple.
Pour ma part, cela fait déjà plus de 6 mois que j’ai quitté le MoDem et le MoDem ne m’a malheureusement pas fait regretter ce choix. Ce parti, centré sur François Bayrou, restera comme un immense gâchis tant le potentiel était là, et je pense à tous les militants que j’ai côtoyés et à ceux qui font d’excellentes campagnes notamment dans la région Champagne-Ardenne.
Ainsi, demain, je ne voterai pas pour le parti orange, même si la liste mené par François Deseille mérite de l’intérêt.
La campagne d’Europe Ecologie en Bourgogne est également assez intéressante. Mais il faut faire un choix.
La région Bourgogne, quoi qu’on en dise, est une région bien gérée, où plusieurs investissements importants ont été faits, et où les finances publiques sont saines. C’est pourquoi, demain, je voterai pour la liste de François Patriat.
Quant à vous, votez pour la liste de votre choix, mais s’il vous plait, votez.

Ci-dessous, l’appel au vote de Jean-François Kahn :

« Il faut voter dimanche.
Et voter positivement puisque, ce qui est anti-démocratique, le vote blanc n’est pas pris en compte.
A la limite, je comprends un électeur de droite, déçu ou dégoûté, qui ne veut pas, pour autant, apporter sa voix au Front National. S’il n’y a pas de liste réellement gaulliste dans sa région (genre Dupont-Aignan en Ile-de-France), il se trouve, en effet, confronté à une équation complexe. Mais, les autres ont vraiment l’embarras du choix : deux extrême gauche, une gauche de gauche, une gauche et un centre-gauche écologiste, une social-démocrate et des sociaux libéraux, un centre gauche démocrate, des nonnistes et des ouiouistes, des anti-libéraux et des libéraux libertaires… presque toutes les nuances y sont.
Bien sûr, aucune liste ne peut refléter 100 % de ce que l’on pense. Et, dans ce cas, moi-même, je pourrais m’abstenir, aucune offre ne me satisfaisant totalement. Mais alors, la solution, c’est de voter pour soi-même (ce que j’ai fait au moins une fois !). C’est pourquoi j’estime que l’abstention est profondément narcissique : personne n’est digne de moi, aucune liste n’est capable d’exprimer ma merveilleuse et profonde complexité… Et des peuples se sont battus, ont versé leur sang pour en arriver là ?
A ce purisme qui revient à se couper les mains pour être sûr de ne pas avoir les mains sales?
Tout le monde sait que, dimanche, l’enjeu n’est pas seulement régional.
La question est : faut-il abandonner les contre-pouvoirs aux tenants de l’abus de pouvoir ? S’abstenir, c’est répondre : cela ne me concerne pas, je suis neutre. Se réfugier en Suisse à l’heure des grandes échéances, est-ce la bonne attitude ? Voter calmement et sans haine, c’est tout de même mieux que déverser sa haine et s’abstenir. »
PS : à part ça, je joins à ce billet un premier élément qui doit nourrir le débat sur le « où faut-il aller et comment ? ».
La suite en suivant ce lien…